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Ce que j’ai fait jusque là

Je suis née dans les montagnes ardéchoises de parents soixante-huitards judéo-turco-germano-italo-espagnols.
J’ai bien su occuper mon enfance dans cette belle région reculée du monde, notamment en regardant, les jours d’hiver ou de pluie, les films collectionnés par mon père – des centaines de K7 VHS bien ordonnées par ordre alphabétique: Woody Allen, Antonioni, Jane Campion, Fellini, Hitchcock, Jarmush, Pialat, Polanski,  Wenders entre autres amours de jeunesse.
Fortement influencée par le bal des vampires, je commence un film de vampire à 16 ans avec le camescope familial. N’ayant pas trouvé le fin de l’histoire, je ne termine pas. Je pratique aussi le théâtre dans une joyeuse bande pendant toutes mes années lycée.
A dix-huit ans, je vais à Paris pour y étudier l’histoire, le latin et le grec – à Henri IV puis la Sorbonne –  rêvant de  m’installer comme archéologue sur une île grecque.
Mais c’est à Rome que je pars un an en ERASMUS et m’essaie (avec succès) à la dolce vita.  Puis je mets un jour un pied sur un tournage et c’est une révélation.  Je commence à travailler comme scripte et m’attelle à l’écriture de mes propres films. J’émigre à Nantes où je fais de belles rencontres professionnelles et amicales.
Je réalise mon premier court-métrage en 2006, l’absent, après avoir remporté le concours de scénario de l’Eure et du moulin d’Andé. 
Depuis je fais des films autant que je peux, tant en fiction qu’en documentaire. Six fictions, trois documentaires plus tard (et quelques autres fabrications artisanales), je m’attelle à l’écriture d’un premier long-métrage, Zone libre
Je me suis formée en cours de route à l’écriture et à la réalisation, en passant par le Groupe Ouest (sélection annuelle en 2008), l’école du doc de Lussas, la FEMIS, ou Phonurgia Nova.
Je m’investis dans différentes assos ou collectifs tels que Makiz’Art, Cinesphère ou l’ARBRE (association des réalisateurs en Bretagne).
A côté de la réalisation, je mène aussi des ateliers d’éducation artistique, j’écris avec d’autres gens ou sous d’autres formes.
Je fais aussi pousser deux enfants. ça prend du temps mais c’est plus facile à réussir que les films. (enfin ça dépend des jours)

Tournage de « Tata è super erou », Roumanie