Ce que j’ai fait jusque là

Je suis née dans les montagnes ardéchoises de parents soixante-huitards judéo-turco-germano-italo-espagnols. J’ai bien su occuper mon enfance dans cette belle région reculée du monde, notamment en regardant, les jours d’hiver ou de pluie, les films collectionnés par mon père – des centaines de K7 VHS bien ordonnées par ordre alphabétique:  Woody Allen, Antonioni, Jane Campion, Fellini, Hitchcock, Jarmush, le Molière de Mnouchkine,  Pialat, Wenders entre autres polyamours de jeunesse.

L’été 83, mes parents et leur bande de copains tournèrent un long-métrage  qui ne fut jamais terminé ni monté. J’ai participé à ce tournage du haut de mes quatre ans et sans doute m’en est-il resté quelques traces (voir mon documentaire ce qu’il reste à finir).

Fortement influencée par le bal des vampires, j’emprunte le camescope familial et m’essaie vers 16 ans au film de vampire.
Je pratique le théâtre dans une joyeuse bande pendant toutes mes années lycée.
J’ai une carte d’abonnement au cinéma le Navire d’Aubenas. J’y rencontre Desplechin, Lynch…

A dix-huit ans, je vais à Paris pour y étudier l’histoire, le latin et le grec – à Henri IV puis la Sorbonne –  dans l’idée qu’un jour je m’installerai comme archéologue sur une île grecque.

Mais c’est à Rome que je pars un an en ERASMUS et m’essaie (avec succès) à la dolce vita. Puis je mets un pied sur un tournage et c’est une révélation.  Je commence à travailler comme scripte et m’attelle à l’écriture de mes propres films. J’émigre à Nantes où je fais de belles rencontres professionnelles et amicales.

Depuis je réalise des films autant que je peux, tant en fiction qu’en documentaire. Six fictions, trois documentaires plus tard (et quelques autres fabrications artisanales), je développe un premier long-métrage, Zone libre

Je me suis formée en cours de route à l’écriture et à la réalisation, en passant par le Groupe Ouest (sélection annuelle en 2008), l’école du doc de Lussas, la FEMIS, ou Phonurgia Nova.
Je m’investis dans différentes assos ou collectifs tels que Makiz’Art, Cinesphère ou l’ARBRE (association des réalisateurs en Bretagne).
A côté de la réalisation, je mène aussi des ateliers d’éducation artistique, j’écris avec d’autres gens ou sous d’autres formes.
Je fais aussi pousser deux enfants. ça prend du temps mais c’est plus facile à réussir que les films (enfin ça dépend des jours).
Sur le tournage de Tata è super erou, avec Zara Popovici, en Roumanie
Sur le tournage de Ma Maison
Sur le tournage de Ma Maison
1983 tournage du "trésor des rutabagos"

Leave us a comment